Retour à l'accueilSondage des candidats de CBC News · Questions-réponses

Rawlson King répond au sondage des candidats de CBC News pour le quartier 13 : Rideau-Rockcliffe

Le conseiller Rawlson King expose ses positions sur le logement, le transport en commun, les services de police, les infrastructures, la résilience climatique et les enjeux de Rideau-Rockcliffe, dans ses propres mots.

13 octobre 2026Ottawa (Ontario)
CBC News

OTTAWA (Ontario). Dans le cadre du sondage des candidats de CBC News en vue des élections municipales du 26 octobre, le conseiller du quartier 13, Rideau-Rockcliffe, Rawlson King, a soumis ses réponses sur les enjeux qui comptent le plus pour les résidents. Ses réponses sont reproduites ci-dessous telles qu’il les a soumises.

À propos de Rawlson

Depuis combien d’années habitez-vous dans le quartier?

J’habite dans le quartier Rideau-Rockcliffe depuis 22 ans et à Ottawa depuis plus de 30 ans. Au fil des ans, j’ai vu cette communauté grandir et évoluer, et cette expérience vécue éclaire tout ce que je fais à titre de conseiller.

Pourquoi souhaitez-vous représenter votre quartier au Conseil?

Rideau-Rockcliffe est l’un des quartiers les plus diversifiés d’Ottawa, s’étendant des rues ouvrières d’Overbrook aux maisons historiques de Rockcliffe Park et à la collectivité en plein essor de Wateridge Village. Chaque coin de ce quartier mérite toujours un conseiller comme moi, qui est présent, qui écoute et qui livre la marchandise. Au cours des sept dernières années, j’ai obtenu plus de 400 millions de dollars en investissements dans les infrastructures, 120 millions de dollars pour le logement abordable, ainsi que des gains stratégiques importants en matière d’équité, de santé publique, de sécurité communautaire et de patrimoine. Ce travail n’est pas terminé. Le logement doit être plus abordable, le transport en commun plus fiable et nos rues plus sûres. Je demande l’occasion de poursuivre ce travail au nom de tous les résidents du quartier 13, peu importe leur code postal ou leur niveau de revenu.

Quelles expériences professionnelles ou personnelles vous ont le mieux préparé à prendre des décisions stratégiques et budgétaires pour l’ensemble de la ville?

Premièrement, mon parcours professionnel polyvalent comme entrepreneur et spécialiste des communications dans les domaines du commerce international, de la haute technologie et des études de marché m’a donné de solides assises en matière de prise de décisions fondées sur les données, de responsabilité financière et de planification stratégique. Je sais comment évaluer les données probantes, peser des priorités concurrentes et prendre des décisions financièrement responsables et axées sur les résultats.

Deuxièmement, mon rôle de trésorier du Centre des ressources communautaires de Rideau-Rockcliffe, où, à titre de membre bénévole du conseil d’administration, j’ai supervisé pendant plusieurs années un budget de 1,7 million de dollars, m’a procuré une expérience directe et concrète en gestion financière, en reddition de comptes et en répartition judicieuse de ressources limitées pour répondre aux besoins de la communauté.

Troisièmement, mon travail au sein du Comité des finances et des services organisationnels au cours des quatre dernières années, où j’ai examiné de près les budgets municipaux, les plans d’immobilisations et les stratégies financières à long terme, y compris le plus récent budget de fonctionnement de 5,2 milliards de dollars et le budget des immobilisations de 1,92 milliard de dollars de la Ville, m’a permis de bien comprendre les compromis qu’impliquent les grandes décisions de dépenses et l’importance d’une répartition transparente et responsable des ressources.

Quelles expériences professionnelles ou personnelles vous ont le mieux préparé à écouter les citoyens et à concilier de nombreux intérêts concurrents?

Premièrement, mes racines communautaires à Rideau-Rockcliffe sont profondes et précèdent mon élection de 15 ans. J’ai été président de l’Association communautaire d’Overbrook de 2014 à 2019, ce qui m’a donné une expérience directe de la représentation d’un quartier diversifié et de la conciliation des priorités divergentes des résidents. J’ai aussi siégé au conseil d’administration du Centre des ressources communautaires de Rideau-Rockcliffe de 2011 à 2019, où j’ai acquis une compréhension directe des besoins en services sociaux des résidents les plus vulnérables du quartier. J’ai été président de Gallery 101, un important centre d’artistes autogéré d’Ottawa, de 2011 à 2017, et membre fondateur du conseil d’administration du Sentier d’hiver du Rideau d’Ottawa (Rideau Winter Trail) de 2020 à 2023. Avant mon élection, j’ai également été le premier coprésident du Conseil communautaire pour l’équité du Service de police d’Ottawa en 2018, un rôle qui exigeait d’établir la confiance entre des communautés ayant des rapports très différents avec les services de police. Ce long parcours de leadership communautaire bénévole a été reconnu par le Prix Bâtisseur communautaire de Centraide Ottawa.

Deuxièmement, mon expérience en communication, en études de marché et en commerce international m’a appris à comprendre des points de vue variés, à cerner les intérêts sous-jacents et à synthétiser des renseignements complexes, parfois contradictoires, en conclusions claires et concrètes. Ces compétences se transposent directement au travail de représentation d’un quartier, particulièrement lorsqu’il faut gérer des dossiers litigieux d’aménagement, d’infrastructures ou de politiques sur lesquels les résidents ont des opinions fortement opposées.

Troisièmement, sept années d’engagement communautaire soutenu et intensif à titre de conseiller dans l’un des quartiers les plus diversifiés d’Ottawa sur les plans social et économique ont considérablement renforcé ces bases. Des consultations sur le transport en commun, les infrastructures, les parcs et l’équité, qui comprennent des séances publiques, des sondages communautaires et de la correspondance avec les résidents, jusqu’aux processus de planification des grands projets d’aménagement à Overbrook, à Manor Park et à Wateridge Village, j’ai toujours privilégié l’écoute des résidents avant que les décisions ne soient prises plutôt qu’après. Mon rôle de conseiller responsable de la lutte contre le racisme et des relations ethnoculturelles a aussi affiné ma compréhension des obstacles systémiques et de l’importance de donner aux communautés en quête d’équité une véritable voix dans les décisions qui les touchent.

Enjeux à l’échelle de la ville

Quel est le plus grand défi que la Ville d’Ottawa doit prioriser au cours du prochain mandat du Conseil?

Le plus grand défi de la ville est d’améliorer l’abordabilité et l’offre de logements. La liste d’attente pour le logement social à Ottawa compte des milliers de ménages, et l’écart entre ce que les résidents peuvent se permettre et ce que le marché offre continue de se creuser. Tous les autres défis de la ville, notamment l’itinérance, la sécurité communautaire, la santé publique et l’achalandage du transport en commun, sont aggravés par l’incapacité de loger adéquatement les gens. Le prochain Conseil doit accélérer le transfert de terrains municipaux à des promoteurs de logements sans but lucratif et coopératifs, maintenir le rythme d’approbation des projets d’aménagement, veiller à ce que des logements très abordables soient intégrés à chaque projet d’envergure, construire davantage de logements abordables par l’entremise de Logement communautaire d’Ottawa et maintenir les partenariats avec les gouvernements fédéral et provincial qui apportent les ressources nécessaires pour relever ce défi.

Le budget de 2026 prévoit une hausse des taxes foncières de 3,75 %. Quelle serait la hausse maximale que vous seriez prêt à appuyer pour le budget de 2027, et pourquoi?

J’appuierais une hausse de l’ordre de trois à quatre pour cent en 2027, à condition qu’elle s’accompagne d’un examen rigoureux de l’efficacité des services et d’une comptabilisation claire de ce que cette hausse apporte aux résidents. Les hausses de taxes foncières doivent se justifier par des résultats tangibles : des infrastructures renouvelées, un meilleur service de transport en commun, un soutien accru au logement et des installations communautaires bien entretenues. Je ne suis pas disposé à appuyer des hausses qui ne feraient qu’absorber des coûts administratifs sans produire d’améliorations visibles aux services dont dépendent les résidents. En même temps, je n’appuierai pas de compressions qui nuisent de façon disproportionnée aux résidents à faible revenu ou qui compromettent les obligations de la Ville en matière de gestion à long terme de ses actifs.

Que devrait faire la Ville pour rendre la vie plus abordable?

La Ville devrait continuer de céder des terrains municipaux excédentaires à des promoteurs de logements sans but lucratif à un prix inférieur à celui du marché afin d’augmenter l’offre de logements locatifs abordables sans dépendre uniquement des recettes fiscales. Elle devrait s’engager à construire davantage de logements abordables et de logements avec services de soutien. Elle devrait aussi renforcer et appliquer efficacement son nouveau règlement contre les « rénovictions » afin d’empêcher les évictions de mauvaise foi qui forcent les locataires à quitter des logements abordables. J’appuierais également la création d’un règlement contre les « démovictions » afin de mieux protéger les résidents de logements locatifs abordables menacés de démolition, qu’il s’agisse d’immeubles à logement unique ou à logements multiples, partout dans la ville d’Ottawa. La Ville devrait aussi résister aux hausses des tarifs d’OC Transpo, qui découragent l’utilisation du service chez les résidents qui en dépendent le plus, et investir plutôt dans l’amélioration de la fréquence et de la fiabilité afin que le transport en commun devienne un choix vraiment concurrentiel. Elle devrait accroître la canopée urbaine et l’infrastructure verte pour réduire les coûts d’énergie des ménages liés à la chaleur en milieu urbain. Enfin, elle devrait continuer d’investir dans les carrefours de santé et de mieux-être de quartier, qui offrent des services de santé et des services sociaux directement aux résidents et réduisent ainsi le coût et le fardeau de l’accès aux soins.

Apporteriez-vous des changements importants aux mesures prises par OC Transpo?

Oui. Pendant plus d’une décennie avant mon élection, le transport en commun à Ottawa a été chroniquement sous-financé, et les résidents en ont payé le prix : service peu fiable, fréquences réduites et parcours annulés. La Ville s’est maintenant engagée à des niveaux de financement plus appropriés, ce que j’appuie fermement. Mais le financement à lui seul ne suffit pas. Je plaiderais pour trois changements précis. Premièrement, des indicateurs de rendement transparents et publiés régulièrement, afin que les résidents puissent voir exactement comment leur investissement se compare à des normes de service définies. Deuxièmement, un engagement ferme à résister aux hausses de tarifs pendant que le réseau regagne la confiance du public, puisque l’achalandage augmente quand le service est fiable et abordable. Troisièmement, des améliorations ciblées de la fréquence sur les parcours qui desservent des collectivités mal desservies ou en croissance, notamment Wateridge Village et les corridors du quartier 13 qui ont historiquement reçu un service insuffisant. Les usagers doivent avoir la certitude qu’un autobus passera quand il doit passer, assez souvent pour être utile, et que le réseau les mène là où ils ont réellement besoin d’aller.

OC Transpo accumule les déficits. Outre la demande de financement aux autres ordres de gouvernement, comment faut-il principalement y remédier? Hausse des tarifs, taxe dédiée au transport en commun ou réduction des services?

Taxe dédiée au transport en commun

Le budget du Service de police d’Ottawa est-il approprié?

Je crois en un investissement en sécurité publique fondé sur les données probantes, et je crois que l’approche la plus efficace en matière de sécurité communautaire exige un équilibre entre le financement de la police et l’investissement plus large de la Ville dans la prévention en amont. Le budget de la police doit être évalué en fonction de résultats mesurables en matière de sécurité communautaire, et non simplement maintenu ou augmenté par défaut. Dans le budget de la police, le modèle de déploiement par district est une initiative dirigée par la police qui rapproche les agents communautaires des quartiers qu’ils servent, et c’est un pas prometteur vers un maintien de l’ordre plus réactif et ancré dans la communauté. Parallèlement, la Ville finance des initiatives de sécurité complémentaires, comme le programme ANCHOR, qui déploie des professionnels de la santé pour intervenir lors de crises de santé mentale et de consommation de substances qui seraient autrement confiées à la police. Trouver le bon équilibre signifie veiller à ce que le budget de la police soit dimensionné de façon appropriée pour les fonctions policières essentielles, tout en maintenant et en augmentant l’investissement de la Ville dans le logement, la santé mentale, le soutien aux jeunes et la réduction de la pauvreté, qui réduisent la demande envers la police au fil du temps. Les deux volets de l’équation sont importants, et je continuerai de plaider en faveur de l’équilibre.

Veuillez expliquer comment, selon vous, le financement de la police devrait être modifié.

Je n’appuie pas les hausses annuelles automatiques du budget de la police qui seraient déconnectées des besoins démontrés et des résultats. Les décisions de financement devraient s’appuyer sur des données indiquant où les ressources policières sont déployées le plus efficacement, quels appels de service pourraient être mieux traités par des professionnels de la santé ou des services sociaux, et si le modèle de déploiement par district produit les améliorations en matière de sécurité communautaire qu’il promet. Je continuerai d’appuyer le programme ANCHOR et les interventions similaires dirigées par des professionnels de la santé, en complément d’un maintien de l’ordre efficace, et non en remplacement. L’objectif est un système de sécurité communautaire qui fonctionne pour tout le monde, en particulier pour les résidents qui ont historiquement vécu des interactions inéquitables avec la police.

Enjeux du quartier

Comment décririez-vous votre quartier aux personnes qui n’y habitent pas?

Le quartier 13, Rideau-Rockcliffe, est l’un des quartiers les plus remarquables d’Ottawa précisément parce qu’il renferme tant d’« Ottawa » différents à l’intérieur de ses limites. En quelques kilomètres seulement, on passe d’Overbrook, un quartier ouvrier dynamique et diversifié à forte identité communautaire, aux paisibles rues d’après-guerre de Manor Park, puis devant les ambassades et les maisons patrimoniales de Rockcliffe Park, le long de la rivière des Outaouais, jusqu’à la collectivité émergente à revenus mixtes de Wateridge Village. Le quartier compte certains des plus importants ensembles du patrimoine bâti de la ville, dont New Edinburgh et Lindenlea, des collectivités modernistes du milieu du siècle comme Carson Grove, Castle Heights et Cummings, et des quartiers uniques comme Quarries. Le quartier regorge d’espaces verts et de couvert forestier. Et avec sa diversité économique et certains des défis sociaux les plus pressants de la ville, il exige un conseiller véritablement engagé envers chacune de ses parties.

Quelle est la plus grande amélioration que vous avez observée dans votre quartier depuis les élections municipales de 2022?

L’ampleur et le rythme de l’aménagement résidentiel, tant réalisé que proposé, dans le corridor du chemin Coventry à Overbrook, ainsi que dans la nouvelle collectivité de Wateridge Village. L’approbation d’environ 1 770 nouveaux logements dans le corridor du chemin Coventry et du projet de logements accessibles à revenus mixtes sur le chemin Presland à Overbrook, de même que des 121 nouveaux logements locatifs situés au 375, chemin Codd’s à Wateridge Village, dont des logements très abordables, représentent une véritable transformation. En parallèle, l’expansion du programme d’intervention en cas de crise de santé mentale ANCHOR à Overbrook, la restauration du jardin du Centenaire au parc Village Green à Rockcliffe Park et les investissements au parc Hemlock à Manor Park montrent que la croissance et l’investissement communautaire peuvent aller de pair.

Je tiens à préciser que, même si l’intensification sera nécessaire pour répondre aux enjeux de logement dans le quartier 13, elle ne sera pas suffisante à elle seule. Le bon type d’intensification, soit la densité près du transport en commun, l’aménagement à revenus mixtes qui comprend des logements abordables et fortement subventionnés, et une conception qui respecte le caractère et le patrimoine des quartiers, est essentiel pour répondre aux défis de logement du quartier 13. Une intensification qui ne fait qu’ajouter des logements au prix du marché, sans exigences d’abordabilité, sans liens de transport en commun, sans parcs ni infrastructures communautaires, ne règle pas la crise du logement. Elle la déplace. Mon approche a consisté à appuyer la densification là où elle est appropriée et à exiger que chaque projet d’aménagement d’envergure contribue aux infrastructures communautaires dont le quartier a besoin.

Quel est le principal besoin en infrastructures dans votre quartier?

La poursuite du renouvellement intégré des routes, des égouts et des conduites d’eau principales vieillissants, en particulier dans les secteurs plus anciens du quartier où les infrastructures souterraines ont largement dépassé leur durée de vie utile. Le renouvellement intégré de Manor Park, celui de la rue de l’Église et de la rue Blake, ainsi que les projets des rues Prince Albert et Queen Mary illustrent exactement le type d’investissement coordonné qui maximise la valeur en renouvelant plusieurs réseaux en même temps. Le prochain mandat doit faire en sorte que les projets actuellement en conception ou en planification se déroulent selon l’échéancier, et que la prochaine génération de secteurs prioritaires soit cernée et financée sans délai. Chaque année de report fait grimper le coût final.

Êtes-vous d’accord ou en désaccord? L’intensification sera importante pour régler les problèmes de logement dans mon quartier. (Tout à fait d’accord = 5; tout à fait en désaccord = 1.)

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Ottawa a connu des tornades, de la fumée de feux de forêt et des crues soudaines. La Ville d’Ottawa devrait-elle prioriser les investissements qui rendent ses infrastructures plus résilientes face aux changements climatiques, même si cela signifie dépenser moins dans d’autres domaines? Oui ou non?

Oui

N’hésitez pas à développer votre réponse ci-dessus au sujet des infrastructures et des phénomènes météorologiques extrêmes.

La résilience climatique ne devrait pas être considérée comme un poste budgétaire distinct à sacrifier au profit d’autres priorités. Elle doit être intégrée à chaque décision de la Ville en matière d’infrastructures, de transport et de planification. Les projets de réfection des routes devraient comprendre une meilleure gestion des eaux pluviales. Les nouveaux aménagements devraient être tenus de respecter des normes de résilience plus élevées. La canopée urbaine, qui est notre outil le plus rentable pour atténuer la chaleur en milieu urbain, doit être accrue et protégée. Investir dès maintenant dans la résilience est une décision financièrement prudente : le coût de l’adaptation est toujours inférieur à celui des interventions et de la reprise après un sinistre.

Ottawa fait face à un déficit d’infrastructures considérable de 10,8 milliards de dollars, et l’arriéré de réparations des routes et des égouts ne peut être ignoré. J’ai fermement plaidé en faveur du renouvellement et j’ai obtenu plus de 400 millions de dollars en investissements dans les infrastructures du quartier 13 depuis mon élection. Chaque projet de reconstruction devrait être l’occasion d’améliorer le drainage des eaux pluviales, d’élargir l’infrastructure verte et de bâtir en fonction des conditions climatiques que nous savons à venir plutôt que celles du passé. Je suis ouvert à l’examen de mécanismes de financement dédiés aux infrastructures, pourvu qu’ils soient transparents, responsables et mis en œuvre de manière à ne pas alourdir de façon disproportionnée le fardeau des résidents à faible revenu. Les 305,5 millions de dollars consacrés aux réseaux d’eau potable, d’eaux usées et d’eaux pluviales dans le budget des immobilisations de 2026 témoignent de l’ampleur de l’investissement requis. Le maintien de ce niveau d’engagement doit être une priorité pour le prochain Conseil.

Les résidents disent souvent que les infrastructures et les services de la Ville ne suivent pas le rythme des nouveaux aménagements. Quels changements précis de politique ou de financement défendriez-vous pour combler cet écart?

Plusieurs changements précis. Premièrement, la Stratégie foncière municipale doit être utilisée de manière proactive pour céder des terrains municipaux excédentaires à des promoteurs de logements abordables avant que la pression du développement ne fasse grimper la valeur des terrains environnants. Deuxièmement, les redevances d’aménagement, les contributions tenant lieu de cession de terrains pour parcs et les équivalents en évolution provenant des ordres de gouvernement supérieurs doivent être perçus de façon constante et dirigés vers les infrastructures et les parcs de quartier qui desservent les collectivités en croissance. Troisièmement, le processus de planification des immobilisations de la Ville doit prévoir les besoins en infrastructures en fonction des projets d’aménagement approuvés, et non seulement de la population actuelle, de sorte que les parcs, les installations communautaires, les liaisons de transport en commun et la capacité routière soient planifiés avant la demande plutôt que rattrapés après coup. Quatrièmement, chaque grand projet de renouvellement d’infrastructures doit comprendre des améliorations de type rues complètes, des mesures d’accessibilité et des mesures de résilience face aux eaux pluviales, afin que la pleine valeur de chaque investissement en immobilisations soit réalisée.

Que feriez-vous pour améliorer les problèmes de circulation dans votre quartier?

Mes priorités pour le prochain mandat comprennent la revitalisation de l’avenue Beechwood grâce à un projet d’amélioration du domaine public, l’avancement des travaux sur le chemin North River, l’achèvement des aménagements d’intersections protégées à la rue Donald et à la promenade Vanier, et la réalisation du renouvellement de la promenade Bathgate. Là où les résidents subissent de la vitesse excessive ou de la circulation de transit, je continuerai de mettre en place des mesures d’apaisement de la circulation grâce à l’allocation annuelle du quartier à cette fin. Je continuerai aussi de faire avancer le corridor prioritaire pour le transport en commun du boulevard St-Laurent, qui améliorera la fiabilité du service et réduira la dépendance à l’automobile le long de l’un des corridors les plus importants du quartier. La sécurité et la mobilité des quartiers ne sont pas en conflit. Une bonne conception des rues offre les deux.

Quelles autres priorités vous tiennent à cœur dans votre candidature au poste de conseiller et n’ont peut-être pas été abordées ci-dessus?

Trois choses. Premièrement, le projet de pont de l’île Kettle. Je m’oppose à ce projet, qui engendrerait une circulation et une pollution accrues le long du corridor de la promenade de l’Aviation et ne réglera pas le problème de camions au centre-ville qu’il prétend résoudre. J’ai récemment présenté une motion, adoptée, demandant une prolongation de la période de consultation fédérale et une véritable coordination régionale avant que le gouvernement fédéral ne prenne toute décision importante. Deuxièmement, la conservation du patrimoine. En tant que premier président du Comité permanent du patrimoine bâti d’Ottawa, j’ai travaillé à moderniser les politiques de conservation et à soutenir la réutilisation adaptée des bâtiments d’importance. Le quartier 13 compte certains des plus importants éléments du patrimoine bâti d’Ottawa, et leur protection tout en accueillant la croissance exige un plaidoyer actif et éclairé à la table du Conseil. Troisièmement, la vitalité communautaire. Les organismes, les entreprises, les associations communautaires, les organismes de services sociaux et les événements locaux qui donnent à Rideau-Rockcliffe son identité et son tissu social ont besoin d’un soutien et d’investissements continus. Un quartier, ce n’est pas seulement ses infrastructures. C’est la communauté qui les utilise, et cette communauté, et ses gens, méritent un conseiller qui la comprend et la défend.

RK
Rawlson King

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